

La croce, come simbolo più che di fede della “pietas” cristiana, fu adottata dallo svizzero Henry Dunant per fondare un un’organizzazione umanitaria originale e realmente innovativa anche oggi. Lo fece subito dopo la battaglia di Solferino del 24 giugno 1959, vinta dall’Esercito Sardo impegnato nella II Guerra d’Indipendenza contro le truppe cosmopolite arruolate sotto le insegne dell’Impero Austro-Ungarico. Fu quella non soltanto la battaglia più sanguinosa del Risorgimento italiano ma una delle più feroci mai combattute in Europa.
Dunant rimane sconvolto dal numero impressionante dei feriti e dei morti, ma soprattutto dal fatto che i feriti vengano abbandonati a loro stessi. 40.000 morti giacciono a terra avvolti in un impasto orribile di polvere, sangue, crani fracassati, ferite da taglio che sembrano materializzate da un incubo. A Solferino si consuma una delle battaglie più cruente combattute all’arma bianca, in un corpo a corpo, di violenza plurimillenaria. I tanti Ferrero, Pautasso, Melis, Schmieder, Svoboda, Lupu… muoiono come Achille, Ettore, i soldati dell’Antica Roma, i Galli…
Dopo quella battaglia nasce la Croce Rossa: un corpo militare di sanità per il soccorso dei militari feriti, combattenti sotto qualsiasi bandiera. Da allora la “croce rossa” è l’emblema in Occidente della sanità nella sua vocazione più pura, figlia di quell’afflato etico che da millenni permea la medicina. Nei paesi musulmani la simbologia adottata nell’alveo della stessa tradizione culturale e con gli stessi scopi non a caso è anch’essa una filiazione religiosa: la mezzaluna crescente simbolo dell’Islam.
Dunant viene criticato, preso per visionario e sognatore ma la sua è un’idea formidabile che si fa strada, in politica estera e non soltanto in sanità. Grazie alla sua invenzione visionaria vede la luce il primo trattato per il trattamento umanitario dei prigionieri di guerra: la mitica Convenzione di Ginevra (città natale di Dunant) che pochi sanno è del 1864!
Non regge davvero il confronto la cronaca di queste ore per l’attribuzione di un colore diverso dal verde alle insegne delle parafarmacie: gli empori dove si vendono farmaci da banco, prodotti sanitari e integratori. La richiesta è stata fatta dalle associazioni di categoria che riuniscono i farmacisti, preoccupati che i cittadini facciano confusione. Richiesta accolta immediatamente dal TAR della Calabria: alle farmacie il verde, alle parafarmacie un qualsiasi altro colore. Vedi il link all’articolo di”Quotidianosanità.it” che descrive molto bene il veloce iter giudiziario civile che ha caratterizzato la vicenda e che riporta anche il testo della sentenza “anticonfusione”.
Nicola Ferraro

UNE CROIX AUSSI POUR LES PARAPHARMACIES, MAIS PAS VERT
La croix comme symbole plus que de foi de « pietas » chrétienne, elle fut adoptée par le Suisse Henry Dunant pour fonder une organisation humanitaire originale et réellement innovante aujourd’hui même. Il fit ça justement après la bataille de Solferino du 24 juin 1859, gagnée par l’armée Sarde engagée dans la II Guerre d’indépendance contre les troupes cosmopolites enrôlées sous les drapeaux de l’empire autrichien. Celle-là ne fut pas seulement la bataille la plus sanglante du Risorgimento italien mais l’une des plus féroces jamais combattues en Europe.
Dunant est bouleversé par le numéro impressionnant des blessés et des morts, mais surtout du fait que les blessés sont délaissés à eux mêmes. 40.000 morts languissent à terre enveloppés dans un pétrissage horrible de poussière, sang, crânes fracassés, coupures qui semblent matérialisés par un cauchemar. A Solferino elle se consume une des batailles les plus sanglantes combattue à l’arme blanche, dans un corps au corps, de violence plurimillénaire. Les nombreux Ferrero, Pautasso, Melis, Schmieder, Svoboda, Lupu… meurent comme Achille, Ettore, les soldats de l’ancienne Rome, les Gaulois…
Après cette bataille la Croix Rouge naît : un corps militaire de santé pour le secours des blessés militaires, combattant sous n’importe quel drapeau. Depuis lors la « croix rouge » est l’emblème en Ouest de la santé dans sa vocation la plus pure, fille de cet élan éthique qui trempe la médicine il y a millénaires. Dans les pays musulmans le symbolisme adopté dans le sillon de la même tradition culturelle et avec les mêmes buts n’est pas par hasard aussi elle une filiation religieuse : le croissant symbole de l’Islam.
Dunant est critiqué, pris pour visionnaire et rêveur mais la sienne est une idée formidable qui fait son chemin, en politique étrangère et pas seulement en santé. Son invention visionnaire voit la lumière grâce au premier traité pour le traitement humanitaire des prisonniers de guerre : la légendaire Convention de Genève (ville natale de Dunant) qui, pas tout le monde le sait, c’est de 1864 !
Elle ne soutient pas la comparaison vraiment la chronique d’aujourd’hui pour l’attribution d’une couleur différente du vert aux enseigne des parapharmacies : les grands magasins où sont vendus médicaments de banc, produit sanitaires et intégrateurs. La demande a été faite par les associations de catégorie qui réunissent les pharmaciens, préoccupés que les citoyens ne fassent pas confusion. Demande immédiatement accueillie par le TAR de la Calabre : aux pharmacies le vert, aux parapharmacies un, n’importe quel, autre couleur. Voir le lien à l’article de « Quotidianosanità.it » qui décrit très bien l’iter rapide civil judiciaire qui a caractérisé l’événement et qui reporte aussi le texte de la sentence « anti-confusion ».
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